Blocage du cargo Karl à Brest. Qui ne dit mot, consent.
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Lundi 13 avril 2015

La Région doit protéger ses marins
Le cargo Karl est bloqué à Brest depuis fin février ; en saisie conservatoire suite à un litige commercial avec une société américaine, mais surtout détenu pour non-conformité avec la convention internationale sur le travail maritime. Les marins, maintenus sur le navire alors que leur contrat est terminé depuis fin mars, ne sont pas payés par l’armateur qui donne de graves signes d’abandon du navire. La cargaison de semences de pommes de terre à destination de l’Algérie risque d’être perdue pour Elorn Plants, victime d’un affréteur déjà connu avec l’Antigone Z.

EELV Bretagne considère que la Région en tant qu’autorité portuaire doit tout mettre en œuvre pour que les marins soient payés et rapatriés dans de bonnes conditions. Si la cargaison est sauvée, c’est bien, mais il est intolérable que les équipages soient traités en dehors du droit : paye minimale, horaires illimités, précarité, l’exploitation sauvage qui se cache derrière armateurs sans scrupule, pavillons de complaisance et paradis fiscaux doit cesser.

« Qui ne dit mot consent »

Ces situations d’injustice sociale sont trop souvent passées sous silence, le transport maritime international est un bien public mondial, le bien-être des gens de mer à bord et dans les ports s’inscrit dans le respect des droits fondamentaux des travailleurs et de la personne humaine. C’est ce que la région Bretagne doit défendre aujourd’hui pour les marins du cargo Karl.

 

Une réflexion au sujet de “Blocage du cargo Karl à Brest. Qui ne dit mot, consent.

  1. Merci de nous aider à défendre ces marins qui sont abandonnés le long d’un quai à Brest. ….Le médiateur nommé par la Région Bretagne défend la cargaison et rien que la cargaison. ….à tel point de mettre dehors l’inspectrice ITF lors d’une réunion à bord du KARL avec les autorités. ..position dégueulasse et partisane. …JPH. ..

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