Congrès. Pour une maison partagée de l’écologie. 🗓 🗺
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Les adhérent-es d’EELV Bretagne se sont réunis en congrès à Lorient le dimanche 15 avril toute la journée pour renouveler leurs instances régionales : Conseil Politique Régional (CPR) et Bureau Exécutif Régional (BER)pour 3 ans. Tous les adhérent-es sont convié-es. C’était un grand moment démocratique.

Les nouveaux élu-es au Bureau exécutif régional (BER) sont :

Nedellec Yves (22)
Landriau Berhault Nathalie (56)
Chapellon Didier (35)
Bourquard Christine (35 St Malo)
Alain Dubois (35),
Badin Lili (22)
Martin Bernard (35)
Bertin Cathie (35)

Yves Nedellec devient le nouveau secrétaire régional et porte-parole d’EELV en Bretagne.

Le nouveau Bureau régional. Yves Nédellec est au premier plan.

Ce congrès fut aussi l’occasion pour le mouvement de fixer une orientation politique et de renouveler ses instances qui appliqueront les décisions.

Motion pour le Congrès Régional 15 Avril 2018

Vers une écologie de transformation

Une proposition alternative: rassemblons pour une écologie de transformation

La situation

En Bretagne le souci de l’environnement est constant et omniprésent. Notre région est riche d’associations, de mouvements, de citoyennes,nta citoyens mobilisés pour défendre le territoire, ses richesses, et son environnement.

Pour autant cette richesse militante, ne se reporte pas sur EELV. Même si dans les sondages nous apparaissons « sympathiques », le nombre de nos adhérent-e-s s’étiole, celui de nos électeurs-trices et de nos élu-e-s stagne.

Pour changer cette donne et améliorer la vie dans sa diversité nous avons besoin d’une écologie sociale, populaire, ouverte rassemblant l’ensemble des territoires et des populations.

D’autres partis, et mouvements (Génération.s, France Insoumise, UDB ….) prônent, comme nous, un changement de modèle et proposent un programme très proche du nôtre pour une vraie transition écologique.

D’autres encore ne proposent qu’une écologie d’accompagnement, un verdissement des politiques publiques sans remettre en question le modèle néo-libéral : c’est le cas de LREM, du Parti socialiste, de l’UDI … Si nous ne sommes pas convaincu-e-s par cette écologie  » environnementale » elle peut néanmoins séduire une partie de nos sympathisant-e-s et électeurs-trices.

Notre projet

Après les séquences électorales de 2017, on entend ici ou là qu’EELV est en crise ; mais pas ses idées ! Le temps de clarifier notre positionnement est venu.

Nous estimons indispensable qu’il y ait un projet de société qui ne soit pas basé sur la croissance du PIB et qui rompe clairement avec le productivisme.

Notre rôle est de favoriser l’émergence de nouvelles attitudes suivies d’actions d’ampleur. Il s’agit de :

– Modifier nos relations à la nature,

– Modifier notre consommation,

– Remettre l’économie au service de l’humain,

– Œuvrer en faveur de la mise en place d’un droit environnemental universel.

– Renforcer les solidarités internationales et notamment les solidarités Nord Sud.

– Lutter contre la constitution d’une Europe forteresse et réfléchir à une vraie politique d’accueil des personnes qui se présentent à ses portes.

– Modifier les relations inter générationnelles,

– Agir pour l’égalité femme-homme,

Propositions politiques

Nous sommes, aujourd’hui à la croisée des chemins. Plutôt qu’une écologie d’accompagnement, nous faisons le choix et nous vous proposons de construire une écologie de transformation qui rompe clairement avec le productivisme, et qui soit tournée vers l’Europe, mais une Europe solidaire …

Nous vous proposons des priorités :

Construire une dynamique réunissant les mouvements, réseaux, et acteurs qui refusent les politiques dévastatrices, sacrifiant le social et l’environnement à la « sacro-sainte croissance économique ». Être avec ceux et celles qui subissent au quotidien les effets de déconstruction progressive du code du travail, de la précarité énergétique, de la malbouffe…

Construire une bio-région avec une autonomie alimentaire, une protection de l’eau, une préservation des terres agricoles, une agriculture locale et « bio »…

Améliorer la mobilité pour tous les citoyens, citoyennes, dans tous les territoires, notamment en développant les trains du quotidien à des tarifs attractifs.

Notre région doit aussi prendre toute sa part dans la sortie du nucléaire civil et militaire, et tendre vers une autonomie énergétique.

Nous devons réaffirmer notre volonté de plus d’autonomie pour les régions et notre vision fédéraliste de l’Europe.

Au niveau climatique notre région doit avoir comme objectif une neutralité en carbone, et un air dépollué.

Les assises de l’écologie et des solidarités

Un impératif : réussir au plan régional les Assises de l’écologie et des solidarités qui permettront la rencontre de toutes celles et ceux (jeunes écologistes, syndicalistes, partis, mouvements, associations, citoyens, citoyennes…) qui partagent notre souhait d’une écologie de transformation, solidaire, démocratique, européenne pour avancer vers une société de post-croissance, c’est à dire qui rejette le productivisme et la sacralisation du PIB. Notre volonté est de favoriser le dialogue des acteurs de l’écologie et des solidarités, des lanceurs d’alerte, des acteurs de l’économie sociale et solidaire et de tous les militant.e.s, qui reconnaissent les valeurs du pacifisme et du féminisme, du respect des êtres vivants et qui luttent pour faire advenir la société du bien-vivre. Ces assises doivent favoriser ce travail de convergences intellectuelles et politiques.

Les instances régionales renouvelées lors de ce Congrès devront s’investir pleinement dans cette tâche.

Une maison partagée de l’écologie politique

Nous vous proposons de poser les bases d’une maison partagée de l’écologie politique où chacun a son identité mais où tous respectent la copropriété.

Pour l’avenir de l’Écologie politique appuyons-nous sur notre réseau de coopérateurs-trices, rassemblons-nous et invitons dans cette communauté tous les écologistes encarté-e-s et/ou associatifs, avec chacun son nom et ses règles internes.

Il ne s’agit donc pas qu’EELV absorbe ou se fasse absorber par un quelconque mouvement. Il s’agit de mettre en place des modalités de travail nous permettant d’agréger nos forces sur les sujets partagés.

L’écologie politique est la réponse aux enjeux de notre temps. Il nous appartient de nous rassembler avec celles et ceux qui partagent nos valeurs pour faire de l’écologie un puissant mouvement de transformation écologique, sociale et démocratique.

Propositions pour l’interne

Notre énergie ne doit pas aller vers une énième refonte de nos statuts. Celle-ci doit être tournée vers l’extérieur. Nous devons faire évoluer nos pratiques militantes. Un débat de fond doit également avoir lieu sur ce que porte l’écologie politique ainsi que sur les clefs indispensables pour construire une force politique viable.

Nous devons être plus bienveillantes, bienveillants, entre nous. Nous co-élaborerons une charte éthique de communication interne et externe, avec la désignation d’une modération. Nous nous formerons à la communication non-violente, en particulier pour nos réunions internes et nos échanges à distance. Nous devons absolument diminuer la quantité d’échanges par courrier électronique et savoir supprimer des listes de diffusion quand elles ne sont plus indispensables. Notre énergie militante ira, ainsi, ailleurs.

Afin de communiquer sur notre projet politique, nous devons utiliser la vidéo de façon plus forte. Un plan de formation devra être proposé auprès des adhérentes, adhérents et coopératrices, coopérateurs. Une plate-forme du type WebTV est indispensable pour la diffusion des contenus réalisés par les militant-e-s.

La réactivation de la coopérative pourrait permettre d’accueillir, au sein de notre mouvement, des écologistes d’autres organisations, et nous permettre d’aller  » rencontrer » les autres…et ainsi, dans le respect des spécificités de chacun, d’offrir un creuset, à l’écologie politique. 

CONCLUSION :

« L’écologie de transformation est la seule qui soit à la hauteur des urgences sociales et environnementales.  C’est un changement de paradigme (par exemple lutte contre l’écocide, la sanctuarisation des biens communs comme l’eau, l’air par des entreprises publiques à la gouvernance collégiale) qui ne se contente pas de proposer des politiques publiques qui entretiennent une social-démocratie où les valeurs libérales ou capitalistes s’imposent. Il est temps de nous ressaisir ».

Les signataires et tous les adhérentes, adhérents qui veulent construire demain, vous disent :

L’écologie Politique est l’alternative ambitieuse et rassembleuse : Écologistes Debout !

Signataires :

Patrick Anne, Lili Badin, Cathie Bertin, Xavier Baron, Stéphane Bigata, Christine Bourquard, Didier Chapellon, Nicolas Deleume, Alain Dubois, Françoise Dorval, Marie France Esnault, Benoit Foucher, Elisabeth Hascoët, Jean Hascoët, Claire Herlic, William Lajeanne, Nathalie Landriau Berhault, Daniel Le Bigot, Laurence Le Guillerm, Jocelyne Le Mer (coopératrice), Michèle Le Tallec, Michel Le Saint, Evelyne Leclainche, Cyrille Leudière, Bernard Martin, Norbert Maudet, André Moisan, Yves Nedellec, Christine Prigent, Sylviane Rault, Christiane Rihet, Evelyne Soulas (coopératrice).

 

Un point presse était prévu sur place à 16h

 

Retrouvez l’ITV d’Yves Nédellec sur TV Tébéo. Emission Instant T.

http://www.tebeo.bzh/replay/173-linstant-t/10195431

 

 

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