Nous ne devons pas oublier le 11 mars 2011 à Fukushima
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Nous ne devons pas oublier le 11 mars 2011 à Fukushima
Nous avons toutes et tous en mémoire la catastrophe nucléaire qui s’est produite à la Centrale Daï Ichi de Fukushima le 11 mars 2011. Un événement improbable à l’origine qui nous amène à nous poser, au minimum, trois questions :
– Que penser de la sûreté de nos centrales existantes et de celles promises ? L’EPR dont aucun exemplaire n’est opérationnel à ce jour voit son budget flambé depuis le début et les malfaçons se multiplier à l’envi. Jusqu’à quel point nous autoriserons – nous à aller ?
– A l’origine du programme nucléaire français, la question des déchets était peu évoquée voire, pour certains, résolue. Est – ce raisonnable de faire cadeau aux générations futures et ce pour des milliers d’années de nos résidus nucléaires ?
– Que penser de l’accord commercial entre la France et l’Inde concernant 6 centrales de type EPR ? Sur quelle base financière négocier puisque ces budgets ne cessent de diverger et que, de plus, parmi toutes les réalisations promises certaines sont arrêtées et qu’aucune ne fonctionne ? Comment comprendre l’accord signé lors de la COP21 dans lequel la France s’engage à fermer des centrales nucléaires au profit des énergies renouvelables ?
Certes la concentration d’énergie du nucléaire est phénoménale mais au regard des dangers et des processus non maîtrisés, le jeu n’en vaut plus la chandelle. L’élaboration du ‘’combustible’’ nécessaire est une pure débauche d’énergie dans un cadre de sous-évaluation du coût réel du minerai sans parler du désastreux cadre social qui accompagne son extraction.
Pour EELV, il est grand temps de sur-investir dans les énergies renouvelables car leur coût au kWh, tous coûts pris en compte, en est plus faible même s’il n’en est pas pour autant négligeable.
Quel sera le contenu de la prochaine loi de programmation pluri-annuelle de l’énergie pour la période 2018 – 2023 ? La séquence de débats nationaux qui s’annonce devra prendre en compte plus que jamais la finitude et le climat de notre Planète.
Le Groupe Europe Ecologie Kemper Kerne