Pour une Zone d’Agriculture Durable (ZAD) à Notre-Dame-des-Landes
Partager

Après l’abandon du projet d’aéroport à NDDL, la construction d’un projet de territoire autour de
l’agriculture durable préservant la biodiversité remarquable des lieux devrait être au devant de la
scène. Certains occupants ont déposé des projets dans ce sens.

La Préfecture, refusant tout projet collectif, a empêché d’autres de s’y inscrire et a précipité une
épreuve de force. Depuis début avril et l’intervention de la gendarmerie sur « la route des chicanes »,
la violence n’a cessé de s’intensifier. La destruction des lieux de vie et de la ferme des 100 noms,
emblématiques de projets agricoles (bergeries, culture maraichère..) et artisanaux a heurté toutes les
composantes du mouvement.
Nous rappelons notre attachement aux méthodes d’actions non violentes et souhaitons que l’on
reconnaisse le temps nécessaire au dialogue.

Nous demandons l’arrêt des violences et une sortie positive par le retour du dialogue, chacune des
parties devant faire un pas vers l’autre. L’Etat ne résoudra pas les problèmes par la violence qui
appelle la violence et la concrétisation de projets nécessite du temps et de l’apaisement.
L’Etat doit également reconnaitre un droit aux projets collectifs, comme le sont déjà les GFA, les
GAEC et les CUMA, et accepter l’idée d’expérimentation sociale, sociétale, démocratique, écologique
et agricole.

Nous souhaitons que les 15 jours proposés par la Préfecture pour que les porteurs de projets se
fassent connaître permettent d’engager de façon ouverte les discussions sur l’avenir du territoire, en
laissant du temps au temps.

Lorient, dimanche 15 avril 2018.