29 juillet. Landivisiau. Yannick Jadot y était. Pour dire non au projet de centrale gaz. 🗓 🗺
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Rdv à 11h entre le carrefour du Drennec et l’entreprise de bus face au chantier de la future centrale.

Il était en présence du président de Force5, Jean-Yves Quémeneur.

 

Ici l’article du Télégramme

Ici l’article de Ouest-France :

OUEST-FRANCE.FR
lundi 29 juillet 2019
478 mots

VIDÉO. Yannick Jadot à Landivisiau : « ce projet de centrale à gaz va à l’encontre du bon sens ! »

Devant les militants, Yannick Jadot, député européen, a pris la parole. – Crédit: OUEST-FRANCE
Le député Europe écologie les verts Yannick Jadot était ce matin sur le site de la centrale à gaz de Landivisiau. Il est opposé au projet.

« Non à la centrale, ni ici, ni ailleurs ! », ont scandé les opposants à la centrale à gaz de Landivisiau, réunis sur le site, lundi 29 juillet. Yannick Jadot, député européen pour Europe écologie les verts (EELV) était présent pour l’occasion. Il a fait part de son soutien aux militants. Il dénonce un projet « qui va à l’encontre du bon sens ! ».

Symboliquement, les opposants ont écrit « Non à la centrale » via une chaîne humaine, avec Yannick Jadot au milieu. - Crédit: OUEST-FRANCE
Symboliquement, les opposants ont écrit « Non à la centrale » via une chaîne humaine, avec Yannick Jadot au milieu. – Crédit: OUEST-FRANCE

Des années de combat

Le combat des opposants à la centrale à gaz de Landivisiau date de 2010. Cela fait maintenant presque neuf ans que les associations Landivisiau doit dire non à la centrale et Force 5, s’opposent au projet. Jean-Yves Quéméneur, président de Force 5, explique « Nous avons des actions juridiques en cours qui pourraient stopper la construction de la centrale. Yannick Jadot a suivi le dossier, voilà pourquoi il est venu aujourd’hui ».

Malgré tout, depuis janvier 2019, des travaux ont commencé sur le site, à Landivisiau. Derrière cette centrale, l’entreprise Direct Énergie, soit Total., qui a répondu et remporté un appel de d’offre de l’État. Au total, le budget pour construire la centrale s’élève à 428 millions d’euros, soit près d’un demi-million d’euros.

« On demande aux Français de se serrer la ceinture et derrière, on donne des dizaines de millions d’euros à des groupes comme celui-ci ! », rugit le député européen. À la base, cette centrale devait être créée pour éviter les risques de rupture électrique à la Bretagne, qui ne produit que 15 % environ de son électricité et importe le reste. Entre-temps, le projet Celtic Interconnector, qui vise à faire venir de l’électricité d’Irlande a vu le jour, rendant, aux yeux des opposants à la centrale, le projet inutile. « Il n’y a plus de nécessité », affirme Yannick Jadot. Il ajoute : « Ce n’est pas parce qu’il y a une demande énergétique qu’il faut construire une centrale thermique ».

Les militants avaient apporté pancartes et banderoles. - Crédit: OUEST-FRANCE
Les militants avaient apporté pancartes et banderoles. – Crédit: OUEST-FRANCE

Un pourvoi auprès du Conseil d’État

Avec la venue du député, les militants espèrent « qu’on va parler de nous, que ça va faire bouger les choses, au niveau national mais aussi européen », expliquent Noëlle et Claude, qui habitent à moins de deux kilomètres du site de la centrale et soutiennent le mouvement EELV.

Pour tenter de ralentir le projet, les opposants ont jusqu’au 19 septembre pour déposer un recours devant le Conseil d’État.

Sarah HUMBERT.
Actualité Energie Les élu-e-s en Bretagne
Face au chantier entre le carrefour du Drennec et l'entreprise de bus. Landivisiau Carte