Abandon du projet d’aéroport à NDDL : place aux mobilités à la hauteur des enjeux du 21ème siècle !
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Ce lundi 22 janvier, les élu-e-s écologistes et citoyens de Nantes et Rennes Métropole se sont réunis pour réaffirmer leurs propositions pour améliorer la mobilité en Pays de la Loire et Bretagne, quelques jours après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Cette décision est une opportunité sans précédent pour appréhender notre façon de penser l’aménagement du territoire, de façon compatible avec les enjeux climatiques, notamment en priorisant la sobriété des équipements et l’optimisation de l’existant afin d’éviter l’étalement urbain et la destruction des zones naturelles.

Sur le plan énergétique, nous dénonçons le fait que le seul produit issu du pétrole qui ne soit pas taxé soit le kérosène. Non seulement ce n’est pas équitable mais c’est aussi un contre-sens à l’heure où notre objectif est de diminuer la consommation des énergies fossiles.L’abandon du projet à Notre-Dame-des-Landes doit marquer une rupture dans la façon de concevoir les déplacements et le développement économique dans nos territoires. Durant plus de deux décennies, ils ont été focalisés autour du développement du trafic aérien qui n’a cessé d’augmenter. Or, son augmentation s’explique, en partie, par l’abandon progressive des liaisons ferroviaires entre les grandes métropoles de l’Ouest avec des temps de trajet très longs et un manque de cadencements.

C’est pourquoi, nous nous positionnons clairement pour l’amélioration des dessertes ferroviaires entre les métropoles de l’Ouest dont Bordeaux, Nantes et Rennes. Les dessertes actuelles ne sont pas à la hauteur de ce qu’elles devraient être, les meilleures dessertes directes Nantes/Rennes via Redon se faisant entre 1h15 et 1h30. Les études complémentaires obtenues par les écologistes lors du débat lors du débat LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne – Pays de la Loire) de 2014-2015 avaient montré que l’amélioration de la liaison Nantes/Rennes était faisable par la rénovation de l’existant, l’amélioration des tronçons Rennes / Redon et Redon/Nantes profitant également aux dessertes du sud Bretagne. De même, le fonctionnement des « nœuds ferroviaires » de Nantes et Rennes devra être optimisé.

Parallèlement, des études approfondies devront être lancées sur l’amélioration possible de la desserte Rennes/Nantes par Châteaubriant, la ligne actuelle nécessitant une remise à niveau importante : ligne à voie unique, et seulement partiellement électrifiée.