Climat : « Il ne s’agit pas de faire de notre mieux, il s’agit de faire ce qui est requis »
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Demain mardi 12 décembre, date anniversaire de la COP 21 (1), près de 4 000 invités sont conviés au « One Planet Summit » voulu par la France afin de remobiliser la communauté internationale après le retrait américain de l’accord et les récentes catastrophes climatiques. Avec de nombreux scientifiques, économistes et ONG, EELV Bretagne réclame que la France passe aux actes.

Les émissions de CO2 ont encore augmenté en 2017, au niveau de la planète comme dans notre pays, et l’accord de Paris, fondé sur ce que chaque État est prêt à faire pour réduire ses émissions, n’est pas à la hauteur des enjeux. La somme des engagements nationaux ne respecte pas, et de loin, le « budget carbone » dont dispose encore l’humanité. Dans l’Hexagone, il manque de 20 à 40 milliards d’euros par an pour réaliser les investissements nécessaires à la transition énergétique, selon le rapport publié ce 6 décembre par l’Institute for Climate Economics (I4CE) soutenu par la Caisse des dépôts. Et que dire de l’hydrolien, pour lequel aucun appel d’offre n’a encore été lancé. La France est très en retard par rapport à ses objectifs de production d’énergies renouvelables.

Pourtant un sondage de l’institut Harris Interactive publié dans Libération (2) indique que les Français sont 75 % à réclamer un investissement «prioritaire» dans les énergies renouvelables, contre 23% seulement à demander la priorité à la poursuite des dépenses nucléaires.

Avec de nombreux scientifiques, économistes, et ONG, Europe Ecologie Les Verts Bretagne réclame que la France, au-delà de la diplomatie, devienne exemplaire en matière de transition énergétique. Le désinvestissement des banques dans les énergies fossiles, notamment le charbon, l’abandon du projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes, l’aide aux pays en voie de développement, l’abandon du CETA, la hausse significative de l’investissement dans les énergies renouvelables, doivent figurer dans les annonces d’Emmanuel Macron pour être à la hauteur des enjeux et qu’il fasse sienne la phrase de Winston Churchill « Il ne s’agit pas de faire de notre mieux, il s’agit de faire ce qui est requis ».

(1) Le 12 décembre 2015, 195 pays réunis pour la COP21 s’apprêtaient à signer l’Accord de Paris. Prenant acte de l’accélération des changements climatiques et de la gravité de leurs impacts, ils s’accordaient sur la nécessité de limiter la hausse de la température du globe bien en dessous des 2°C et de tendre vers 1,5°C.

(2) Libération du 7 décembre 2017.
Lundi 11 décembre 2017