Séisme et nucléaire ne font vraiment pas bon ménage…
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Avant-hier, un séisme a ébranlé la région de Montélima au Teil. Son épicentre se situait à 26 kilomètres de la centrale nucléaire du Tricastin et à 23 kilomètres de celle de Cruas. Cette dernière a été mise à l’arrêt « par précaution ». A l’heure où le gouvernement projette de construire six nouvelles centrales nucléaires, EELV Bretagne rappelle les dangers de la politique énergétique française et l’urgence d’une transition énergétique…

Faudra-t-il que le pire arrive pour que nous décidions enfin de sortir du nucléaire ?
L’incident du Teil montre que les centrales nucléaires françaises sont loin d’être aussi sûres qu’on voudrait bien nous le faire croire. Outre les menaces directes pour les réacteurs, le risque d’inondations doit aussi être pris en considération.  En 2017, l’autorité de sûreté nucléaire a demandé à EDF de conforter les digues du canal de Donzère Mondragon pour éviter ce risque sur la centrale du Tricastin. Mais le « séisme majoré de sécurité » sur lequel s’est fondée cette recommandation, se limitait à une magnitude de 5,2 (le séisme maximal précédemment observé étant de 4,7) alors que celui qui vient de frapper la commune du Teil avait une magnitude de 5,4 ! On ne peut être plus clair : nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe du type de celle qui a frappé Fukushima.

En Bretagne nous connaissons bien l’impasse du nucléaire : La centrale de Brennilis est à l’arrêt depuis 34 ans et n’est toujours pas démantelée …

EELV Bretagne demande qu’un débat au Parlement ait lieu au plus vite sur le nucléaire et sur son arrêt.

Le Bureau exécutif d’EELV Bretagne